Requiem for a Dream
06 juin 06 cinéma, poèmeCe film fait vraiment partie de mes oeuvres fétiches. C’est clair qu’il est sombre et déprimant, voire même choquant, mais il fait tout de même partie de ces films qui nous donnent la sensation de quitter notre fauteuil pour plonger dans un rêve…
Ou un cauchemar, en l’occurence.
Je déteste les films d’horreurs et autres trucs censés faire peur que les ados en manque de sensations fortes vont voir pour avoir leur petite dose d’adrénaline. Mais j’aime les films qui nous font frissonner, réfléchir, pleurer un peu aussi… Et Requiem for a Dream est un de ces films.
Enfin, trêve de présentations et fioritures, tout ça pour introduire un de mes poèmes, écrit il y a un petit bout de temps juste après avoir vu Requiem for a Dream, quand j’étais à Clermont avec Eugénie.
Ils dansent, rêveurs macabres et hallucinés
D’un futur de lumières et de joies impossibles.
Les plaisirs artificiels de poudre voilés
Masquent leurs vies chimériques et inaccessibles.Leurs âmes s’engouffrent dans un puit noir sans issue
Qui offre à leurs yeux le spectacle sans espoir
D’un électrochoc sanglant de douleur retenue
Et d’une femme sanglotant doucement dans le noir.Et leurs esprits, leurs mains, leurs muscles se déchirent
En proie au manque impérieux de ce sombre désir
Que procure ce héros, cette femme assassine.Ils se métamorphosent en pantins, en satyres,
Ils s’adorent, s’éloignent, se détestent et s’attirent,
Emportés dans le gouffre par une belle héroïne.





