Dreams – Akira Kurosawa
24 fév 08 clermont, philosophieOn a tous besoin de se fabriquer un rêve. On prend des bouts d’émotion, ressentie de-ci de-là devant une émission ou lors de la lecture d’un bout de papier, quelques souvenirs, dont il ne reste parfois plus qu’une sensation, et on mélange ça avec notre soit-disante personnalité pour trouver un but, un objectif qui nous paraisse digne de ce nom.
Car il faut se rendre à l’évidence, nos rêves ne sont pas en nous depuis toujours. On naît, on grandit, puis lorsque notre conscience est suffisement éveillée pour réaliser à quel point la vie est absurde, on se demande : « Putain, je vais où ? »
C’est parce que tout cela n’a aucun sens que l’on ressent ce besoin pressant de trouver quelque chose, et vite. Certains restent sur leurs désirs de gamins, lorsqu’ils s’imaginaient pompier en jouant aux Playmobils, d’autres cherchent une idée plus élaborée, mais au final, tout cela reste désespérément faux et vide de sens.
En ce qui me concerne, j’ai choisis le Japon, prenant le mot destination en son sens premier. Oui, j’ai décidé d’aller là-bas, d’y réussir, et peut-être de d’y vivre. Mais ça rime à quoi ? Plus j’y pense, moins je suis sûre de le vouloir réellement, et plus je me rend compte du fait que ce n’est qu’un échappatoire, une lumière artificielle que j’ai conçue pour me convaincre qu’il existe une sortie à ce tunnel qu’est notre vie.
J’avais envie de philosophie, aujourd’hui ^^’
Mis à part ces pensées Ô combien profondes et intéressantes, revenons sur ce qui vous retient ici et vous empêche de quitter des yeux ces quelques lignes : ma vie, avec un v, comme dans vacances. Je vais en profiter pour passer quelques jours à Clermont, où j’ai tout de même vécu et étudié trois ans, histoire de me ressourcer et de me faire un peu mal au coeur. Oui, j’ai mes périodes masochistes, comme tout le monde.
Je vais revoir un ami, que je n’ai pas vu depuis 6 mois maintenant. Mon meilleur ami, pour tout vous dire, dont j’ai été amoureuse pendant un an sans pouvoir lui avouer ne serait-ce qu’une partie de mes sentiments, de peur de le perdre. Nous avons dérapé la dernière nuit que nous avons passé ensemble. Quelques baisers dûs à l’excès d’alcool que nous avions amicalement partagé.
Puis j’ai coupé les ponts, comme ça, pour rien, en octobre. Plusieurs mois sans nouvelles. Plusieurs mois que j’ai un petit ami et que je me torture en me demandant : « Et si je l’aimais encore ? »
J’aurais mes réponses dans une semaine. Vivre, c’est rêver et se prendre la tête.






