Gynéco & Sushi
30 avr 08 docteur, gynéco, japonais, restaurantJe suis allée pour le première fois chez le gynécologue aujourd’hui. Je me disais « Bon, ma poule, t’as 18 ans, tu vas quand même pas flipper pour ça. » Et ça a marché.
La tête haute, sereine, j’ai franchi la porte du cabinet et j’ai patienté dans la salle d’attente jusqu’à ce que le Doc Gynéco vienne me chercher. Questions habituelles, sur mes rapports sexuels, mes vaccins, etc. puis passage au côté pratique. Non, mais comment ont-ils pu inventer un instrument de torture psychologique pareille ? Tu t’allonges sur un truc qui te place contre ta volonté les jambes écartelées et sans aucun moyen de vérifier ce que Doc est en train de trafiquer là-dessous.
Et évidement, tout en te tripotant, il te parle de tes études, s’intéresse à ta vie pour te rassurer et te faire penser à autre chose pendant qu’il enfile ses gants en plastique, alors que tu as juste envie de lui hurler : « Ferme-la et fait vite ! »
Bref, une expérience enrichissante que je suis heureuse de renouveller dans 9 mois.
Ensuite, j’ai rejoins ma soeur qui vient de toucher son salaire, et elle m’a invitée au restaurant japonais, vous savez, ceux avec un petit tapis roulant qui vous passe devant le nez en trimbalant des assiettes de sushis et autres mets plus appétissants les uns que les autres et qui vous regardent en disant : « Mange-moi ! Mange-moi ! »
Nous, obéissantes, on a mangé tout ce qui nous passait sous le nez. J’ai goûté des algues, c’était étrange. Et des trucs dont je ne veux pas trop savoir les ingrédients, des fois qu’il y aurait du poulpes ou un autre mollusque marin qu’on préfère voir dans Thalassa que dans son assiette.
Résultat : une note s’élevant à plus de 100€, et la moitié des clients nous regardant avec des sourires en coin comme si on était les pires goinfres qu’ils aient jamais croisé.
Mon corps est en pleine croissance. Oui, Doc.





