La loi Hadopi expliquée aux enfants

22 juin 2010 à 17:44 ,

Les adultes de la blogosphère se sont remis à regarder des dessins animés. Pourquoi ? Car il est impossible de passer à côté du clip réalisé par l’éducation nationale et diffusé sur Curiosphère, un site pédagogique tenu par le gouvernement pour expliquer la vie aux enfants en images.

Ce spot propagandiste nous présente Super Crapule, le méchant téléchargeur qui prive les artistes de leurs moyens pour créer, et Super Hadopi, le héros moralisateur qui lui explique qu’il ira en prison et que toute sa famille brûlera en enfer s’il continue d’être vilain. Couleurs criardes, trait façon manga, kaméhaméha à la Dragon Ball Z, tous les codes sont réunis pour fasciner les enfants et rendre le bourrage de crâne efficace. Avec un peu de chance, il iront expliquer eux-même à leurs parents que ce n’est pas bien d’avoir autant de musique téléchargée illégalement sur leur disque dur.

Bref, ça fait peur.

La différence entre les Coca-Cola Light et Zero

21 juin 2010 à 14:30

Qui ne s’est jamais posé cette question ? Je viens d’aller m’acheter une bouteille de Coca-Cola Light – car, malheureusement, je ne bois quasiment que ça – et j’ai décidé de creuser un peu la question.

coca

En fait, le Coca-Cola Light et le Coca-Cola Zero sont pratiquement identiques. Constatant que les hommes étaient insensibles à l’appel édulcoré du Diet Coke et que beaucoup de personnes reprochaient à la boisson sans sucre son goût un peu trop chimique, Coca-Cola a décidé de modifier très légèrement sa recette (un tout petit peu plus de ci, un tout petit peu moins de ça) pour masquer le goût de l’édulcorant.

Ils ont ensuite collé une étiquette noire, beaucoup plus virile, sur la bouteille, on trouvé le nom « Zero » et l’ont mit dans les magasins. Et ça a marché mieux que prévu, puisque non seulement les hommes en achètent, mais les femmes aussi.
Pourquoi les femmes ? Parce que beaucoup de personnes pensent qu’il y a très peu de sucre dans le Coca Light, et « Zero » sucre dans le Coca Zero. Ce qui est absolument faux.

Voici le plus drôle : le Coca Zero est plus calorique que le Coca Light ! Bon, on parle de doses tellement minimes que ça en devient ridicule, j’en convient. Le Coca Zero contient 3 cal/L contre 2 cal/L pour le Coca Light. Ce n’est pas ça qui va faire grossir la ménagère au régime.

En résumé, Coca Zero = Coca Light avec les mêmes ingrédients exactement, des proportions légèrement remaniées pour cacher le goût de l’édulcorant, un emballage plus masculin et 1 cal/L en plus.

Vous serez prévenu(e)s ! :tongue:

Je teste MyMajorCompany Books

15 juin 2010 à 16:50

EDIT : Après deux jours d’utilisation, je me suis prise au jeu. C’est motivant, ça donne envie de continuer à écrire, et on y fait de jolies rencontres. Je ne le vois pas vraiment comme un moyen de se faire éditer – leur procédé de sélection est assez obscur et je n’ai pas le pedigree nécessaire – mais comme un site communautaire où les 600 personnes inscrites partagent la même passion.

Vous l’avez remarqué, quand je suis en période d’écriture, je ne parle que de ça. Et ça tombe bien, parce que la reprise de l’écriture de mon roman coïncide presque avec l’ouverture de MyMajorCompany Books, un site d’édition participative. Après le succès du chanteur Grégoire en France, c’est la deuxième fois que le fils de Jean-Jacques Goldman se lance dans une aventure de ce type, et j’avoue que je suis un peu plus sceptique sur la version destinée aux livres.

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Je résume quand même le fonctionnement pour ceux qui ne connaissent pas MyMajorCompany. N’importe quel artiste (ou écrivain dans la version MMC Books) peut créer un profil, partager ses œuvres, faire de la publicité, etc. N’importe qui peut devenir potentiellement producteur/éditeur en misant de l’argent sur le poulain en lequel il croit le plus. Lorsqu’une certaine somme est atteinte, la production ou l’édition de l’œuvre est lancée et les éditeurs touchent chacun une part sur les ventes.
À titre d’exemple, les producteurs de Grégoire avaient récupéré chacun 17 fois leur mise !

Je n’aurais jamais pu m’inscrire sur la version tournée vers l’industrie musicale, étant donné que je chante comme une crécelle et que j’ai arrêté de jouer au piano voilà maintenant dix ans, mais je me suis inscrite aujourd’hui sur MMC Books. On m’a demandé de choisir un pseudo littéraire. Bon, ça tombe bien, je ne voulais pas utiliser mon vrai nom, mais je n’allais pas mettre Mitsu non plus.
Là, c’est le moment où j’introduis subtilement un petit lien qui n’a rien à voir avec le sujet mais qui m’a bien fait marrer : Générez votre nom de plume. C’est fichtrement bien fait, et moi, je m’appelle donc madame Nana F. Mais Nana c’était ridicule, donc j’ai pris Sophie. BREF. WTF. TG.

J’ai bien étudié les profils de ceux qui avaient déjà plein d’éditeurs généreux, et je me suis créé un profil tout beau tout propre, avec de jolies photos issues de mes séances en tant que modèle, un pitch accrocheur façon école de commerce, bref, tout ce qu’il faut pour attirer le chaland. Non, mais regardez-moi ça, cliquetez sur la jolie bannière.

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Et puis, j’ai attendu. Et attendu. Et attendu.
Moi qui m’imaginais ne plus savoir où donner de la tête tant j’allais avoir de commentaires constructifs sur les extraits que j’avais mis en ligne, j’ai été un peu déçue. Alors je suis allée voir ce qui se passait sur les pages des auteurs à succès. Ah, tiens donc, il faut avoir plein de « fans » pour monter dans le classement et se faire repérer un minimum !
Mais comment devient-on fan d’un auteur ou d’une œuvre, en ayant seulement quelques pages sous la main ? Ou plutôt, comment convaincre les gens de « devenir fans » (cliquer sur le petit coeur en haut à gauche) ?
En allant spammer leurs profils, pardi !

mmcb2Et c’est ainsi que je me suis rendu compte que, mis à part quelques auteurs indéniablement talentueux, MMC Books était avant tout une grande cours de récré façon Skyblog kikoolol où tout le monde se courait après en se suppliant de devenir fans mutuels. Ce qui se comprend, car apparemment, pour avoir le droit de recevoir des mises, il faut être approuvé par le comité de lecture de MMC Books. Pour être approuvé, il faut être lu, et donc se faire remarquer un minimum. Le classement étant basé sur le nombre de « fans », bah, vous faites vites le lien.

Au final, pour espérer se faire éditer sur MMC Books, vaut mieux être un bon publiciste qu’un bon écrivain. En effet, si ça ne prend que quelques minutes d’écouter une chanson et de juger de son potentiel succès commercial, juger un livre prend beaucoup plus de temps. Avant de miser, la plupart des éditeurs liront sûrement le synopsis pour voir s’il est bankable, peut-être la biographie de l’auteur (c’est mieux d’avoir été journaliste ou d’avoir grandi dans une cité), et pis c’est tout.
Espérons tout de même que je me trompe.

Je vais quand même essayer de m’investir un peu sur ce site ces prochains jours, pour étudier le phénomène plus en profondeur et aiguiser mes dons en communication. Je pourrais par exemple créer un groupe Facebook « si je n’ai pas 100 fans sur MMC Books en 2 jours, je m’expatrie au Groenland ! »

Pour se forcer à écrire

14 juin 2010 à 10:51

Il y a quelques semaines, j’ai lancé un projet avec The Witty pour publier un ouvrage collectif, un recueil de nouvelles, poèmes, et autres textes divers. Le projet avance très bien, et je vous en dirai plus bientôt :happy: Mais là n’est pas la question. Toute cette effervescence m’a donné envie de me remettre à écrire, et je suis allée fouiller dans ma boîte à outils pour récupérer tous les liens qui m’avaient semblé utiles à un moment ou à un autre pour stimuler ma fibre d’écrivain. Celui là me rend vraiment service.

Write or die

wod

Write or Die vous force à écrire lorsque vous avez tendance à être distrait par autre chose. En fonction du mode que vous choisissez, les conséquences de votre procrastination seront de plus en plus violentes.

Par exemple, dans le mode le plus faible, si vous n’écrivez pas un certain temps, l’écran se mettra à clignoter avec des couleurs criardes et une fenêtre vous demandera de vous remettre au travail. Si vous augmentez le mode, un bruit de violon insupportable retentira tant que vous ne continuez pas à écrire. Le mode kamikaze est sûrement le pire : si vous restez inactif, les mots de votre texte disparaissent un à un en partant vers la fin !

Je sais que cet outil peut paraître stupide, mais je fais partie des gens qui font toujours mille choses sur un ordinateur, et j’avais trouvé cet outil très efficace lorsque je l’avais utilisé. On se fixe un but, on choisit un mode, puis on a plus qu’à copier-coller le texte lorsqu’on a terminé. On a même le droit d’appuyer sur le bouton pause une fois ! :tongue:
La version à installer, qui coûte 10 dollars, offre aussi des fonctionnalités intéressantes, comme une barre de progression par exemple.
Idéal pour le Nanowrimo dont je vous avais parlé la dernière fois !

P.S. Un petit bonus alakon.
lulu
Lulu Titlescorer calcule scientifiquement – oui Môdame – les chances qu’a votre roman d’être un best-seller avec le titre que vous lui avez donné.

Faites le plein de blogs BD

13 juin 2010 à 15:48

Parce que l’été approche à grand pas, qu’il va falloir investir dans un maillot de bain et se payer des vacances au soleil – pour ceux qui peuvent partir – on a plus forcément les sous pour s’acheter de jolies BD sur papier brillant. Et ça tombe bien, car le net regorge de petites perles qui ne nécessitent qu’une connexion internet pour les savourer.
Voici donc ma sélection, qui sont en fait les 7 blogs BD auxquels je suis abonnée sur mon reader RSS. Il y a du très classique (je suppose que la plupart d’entre vous connaissent déjà Pénéloppe Jolicoeur) et des trouvailles dont je suis fière. Bonne lecture !

Blaguiblaguo

blaguiblaguo

Blagui raconte avec humour sa vie de couple avec Blaguo. Toutes les scènes, souvent à mourir de rire, sont certifiées 100% vraies, et on s’attache rapidement aux deux personnages dont on aime suivre les aventures au jour le jour.
On se retrouve toutes un peu dans Blagui, un peu caractérielle, souvent en train de se battre avec son ordinateur, au grand damn de Blaguo.
Blaguiblaguo.com est certainement un de mes plus gros coups de coeur !

Yodablog

Yodablog

Quand je suis tombée sur Yodablog, je n’ai pas pu m’empêcher de lire tous les articles, en partant du début. Humour geek, incisif, parfois incompréhensible, tout est réuni ici pour vous faire passer un bon moment. Mention spécial à Maître Yoda qui est ici un obsédé sexuel qui se sert de la Force pour soulever les jupes de filles.
C’est bourré de références et d’images détournées, c’est un peu dégueu, ça parle parfois de l’actualité… Vous ne regardez plus jamais Star Wars comment avant !

Lire l’article complet »

Birdemic, le navet qui fait parler de lui

05 juin 2010 à 12:32 ,

Lorsqu’on regarde quelques images de Birdemic, on ne comprend pas vraiment où a voulu en venir le réalisateur. Birdemic, c’est le succès improbable de l’année, ou comment un film à petit budget, au scénario bancal, avec des effets spéciaux ridicules et des acteurs peu doués commence à faire un carton dans les circuits parallèles du cinéma.

(regardez absolument la vidéo !)

Le film raconte l’histoire d’une ville assaillie par des oiseaux très très méchants, et surtout très mal modélisés. Toujours de face, faisant du sur-place malgré des ailes battant lentement, sans aucun respect des proportions, les oiseaux foncent sur nos héros pour les tuer. Enfin, on suppose.

Je me suis inspiré des Oiseaux de Hitchcock.

Birdemic se regarde comme une anthologie de toutes les erreurs qu’un réalisateur peut commettre. Le cadrage est mauvais, le tempo pire (certaines scènes sans intérêt sont filmées en temps réel), la bande son horripilante, et les dialogues affligeants.

birdemic1

Après quatre années et 10 000 dollars consacrés à ce projet, James Nguyen ne comprit pas pourquoi son chef d’oeuvre fut refusé au Sundance Festival en 2009. Persuadé que le public finirait par apprécier la chose à sa juste valeur, il projeta malgré tout Birdemic dans les bars alentours pendant le festival. Et l’inespéré arriva : le bouche à oreille commença, on racontait qu’un type avait fait un nanar complètement fou.

birdemic2

James Nguyen, encouragé par les premiers échos qu’il avait eu, continua de faire de la publicité pour son film pendant le Sundance Festival. Il se baladait tous les jours avec sa voiture repeinte aux couleurs de Birdemic. Sauf qu’il fit une erreur qui ajouta à sa notoriété : il écrivit « Bidemic » sans s’en rendre compte.

birdemic3

Le film est aujourd’hui projeté dans des salles spécialisées aux États-Unis, et a même été chroniqué par le New York Times. Pourquoi Birdemic, pourquoi ce film à bas budget, alors que des centaines de films nulissimes sortent tous les ans ?
Parce qu’on n’arrive pas à savoir ce que James Nguyen a raté. On ne sait même pas ce qu’il a essayé de faire.

Le retour du Jedi !

29 mai 2010 à 17:52

Comme promis, me revoilà le lendemain des élections pour le nouveau BDE de mon école. Et devinez qui a gagné ? Ce sont les Astrouen’hot avec 71% des voix !
J’ai du mal à réaliser que nous avons été élus. Cette campagne a été une expérience formidable durant laquelle j’ai appris énormément de choses. Ce qui me fait peur, c’est que l’ampleur du travail à venir excède de loin celui que nous avons abattu pendant la campagne. On attend beaucoup de nous, et j’espère que nous serons à la hauteur des espérances de tous ceux qui nous ont fait confiance.

Sinon, pour ce qui est d’Anthilemoon, je suis contente de pouvoir à nouveau m’en occuper un peu. Pour l’instant, je vous laisse sur la première partie de notre film de campagne, mais je ferai un peu de ménage sur le site dans les jours qui viennent et je me remettrai à poster régulièrement. Parce que ça m’a quand même manqué !

La suite est ici ! :happy:

Les Anthilinks (24)

24 avr 2010 à 11:30

Cela fait bien longtemps qu’il n’y a pas eu d’Anthilinks ! Voici donc une petite sélection de liens en tous genres, donc quelques sites vraiment innovants.

- Tw2buzz : exportez facilement et en seulement trois étapes vos contacts Twitter vers Google Buzz.
- Flavors.me : créez une carte de visite virtuelle en regroupant tous les flux RSS de vos blogs, pages personnels et autres profils sur des réseaux sociaux.
- Se coucher moins bête : Ce site regroupe des anecdotes étonnantes à ressortir lors de dîners pour briller en société.
- Random Image Generator : besoin d’un fond pour un design ou un wallpaper ? Générez une image abstraite et aléatoire aux dimensions de votre choix.
- ID Photoland : parce que les photos d’identité coûtent la peau des fesses, ne vous embarrassez plus et imprimez directement chez vous des photos d’identité aux normes en vigueur pour vos documents officiels.
- Nutty MP3 : un moteur de recherche consacré à la musique. Vous pouvez les écouter, les télécharger, le tout sans besoin de s’inscrire.
- Tattmash : un site qui vous propose d’essayer vos tatouages avant de les faire réaliser pour de vrai. Envoyez une photo, placez le tatouage, partagez l’image et demandez leur avis à vos amis !
- Google Gravity : un moteur de recherche basé sur Google qui a une petite particularité… Il se casse la figure !
- Facegroupe : retrouvez au même endroit tous les groupes Facebook les plus loufoques.
- Shady URL : transformez une adresse inoffensive en adresse effrayante pour faire peur à vos amis !

Bonnes visites !

J'ai testé les Lucky Strike Convertibles

23 avr 2010 à 9:50

luckystrike Il fut une période où je collectionnais les paquets de cigarettes. Ce n’est plus le cas, mais je jette toujours un oeil aux éditions limitées, et j’aime bien tester les nouveautés. La semaine dernière, j’ai acheté un paquet de Lucky Strike Convertibles.

Le principe : c’est une cigarette classique, où on a inséré une capsule mentholée dans le filtre. Lorsqu’on appuie sur le filtre et qu’on casse la capsule, celle-ci libère son contenu et transforme la cigarette normale en cigarette mentholée.

Tout d’abord, c’est un mensonge de dire que la cigarette est en tout point similaire à une Lucky normale tant qu’on a pas cassé la capsule. On sent déjà un tout petit arrière goût de menthe, mais ce n’est pas gênant. Arrivée au milieu de ma cigarette, je décide de casser la capsule, et figurez-vous que ce n’est pas facile. Il faut appuyer assez fort pour y parvenir. Lorsqu’on entend le « clic », c’est que la magie a opéré.

Lorsqu’on tire les bouffées suivantes, on jurerait fumer une menthole tout ce qu’il y a de plus normale. Bon, je n’aime pas les mentholes, mais c’est assez sympa comme principe d’avoir un seul paquet qui fait double usage.

Et, au cas où je ne serais pas la seule personne à avoir pensé stupidement cela : ce n’est pas un système ON/OFF. Vous aurez beau appuyer à nouveau sur le filtre, le goût de menthe ne partira pas une fois qu’il aura été activé.

Alice au Pays des Merveilles, une déception distrayante

21 avr 2010 à 13:05

alice-pays-merveilles-tim-burton En allant voir Alice au Pays des Merveilles, je m’attendais à passer 01h49 de pur bonheur. Pourquoi ?

- Parce que c’est un film de Tim Burton, sûrement un de mes réalisateurs préférés.
- Parce que sa patte ne pouvait que sublimer la folie, le baroque et l’étrangeté de l’oeuvre de Lewis Carroll.
- Parce que ça allait être mon premier film en 3D, et que je pensais en prendre plein la vue, voir des papillons voler autour de moi au point de pouvoir les saisirs, frissoner devant des paysages d’une profondeur trompeuse.
- Parce qu’il y avait Johnny Depp et que j’adorais son maquillage sur l’affiche.

En fait, rien de tout ça. J’ai été très déçue. Déjà, pour voir le film en 3D, il fallait faire une croix sur la VO et se soumettre au doublage ridicule en français. Du coup, je n’arrive pas à savoir si Mia Wasikowska – celle qui joue Alice – est mauvaise actrice ou si c’est sa voix française qui ne lui fait pas honneur. La plupart de ce qu’elle dit sonne creux, on ne croit pas en ses émotions, surtout quand elle feint la colère et la détermination. Ce qui est dommage pour une héroïne.
J’ai d’autant plus regretté d’être allé voir le film en 3D que celle-ci est un prétexte pour nous faire payer un peu plus cher pour des lunettes. On a l’impression que le film n’a pas été prévu pour la 3D, celle-ci est réduite au minimum syndical, et n’apporte pas grand chose. Pas de grands frissons, donc. Et les lunettes font mal au nez.

Ensuite, l’histoire est édulcorée au possible, perdant beaucoup de sa profondeur. Le chapelier fou n’est pas assez fou, la Reine Rouge est affublée d’un prénom et de quelques réactions niaises, il n’y a plus de « non-anniversaire ».
Au début, j’ai été ravie qu’Alice ait 19 ans, je pensais que Tim Burton en profiterait pour développer sa personnalité. Mais ce n’était qu’un moyen pour développer une pseudo tension sexuelle entre la jeune fille et le chapelier.

Bon, j’ai conscience d’assassiner le film, mais c’est que j’ai vraiment été déçue. Si on fait abstraction de toutes les espérances qu’on peut avoir en allant voir une adaptation d’Alice au Pays des Merveilles par Tim Burton en 3D avec Johnny Depp, on passe un bon moment. Les graphismes sont dignes de tout film de Tim Burton, avec cette atmosphère si particulière qui correspond très bien à l’univers de l’oeuvre de Lewis Carroll.
La Reine Rouge est très réussie, et mention spéciale au lièvre qui déclenchait systématiquement les rires lorsqu’il apparaissait à l’écran. L’ambivalence du Chat est plutôt bien rentranscrite, et j’ai aimé en général la plupart des habitants un peu loufoques du Pays des Merveilles.

En bref, c’est un bon film, bien en deçà des espérances qu’on pourrait avoir. Une version édulcorée de l’oeuvre orignale façon Disney qui vous fera passer un bon moment, mais en vous fera pas vraiment rêver.

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