Made in China mon Amour
17 sept 08 shoppingAvez-vous déjà acheté quoi que ce soit sur internet, que ce soit des livres, des disques, ou des gadgets quelconques ? Avez-vous déjà ressenti le bonheur intense que l’on connait lors d’une enchère gagnée sur Ebay, alors même que votre portefeuille vient de se délester d’une poignée d’euros ?
Et surtout, avez-vous déjà été déçu ?
Je l’ai été, aujourd’hui même, en ouvrant le colis envoyé par YesStyle, où j’ai acheté quelques vêtements de marques coréennes et japonaises.
Vu la qualité des produits, j’ai plutôt l’impression d’être allée faire un tour au marché du Dimanche de mon quartier et d’avoir acheté des fringues à 5 euros, le genre de fringues qu’on achète comme ça, sur un coup de tête, et qu’on ne portera peut-être même pas tellement elles sont cheap, mais de toute façon c’est pas grave parce qu’elles ont coûté le prix d’une baguette de pain.
La grande robe pull qui devait me tomber en dessous des genoux révèle délicieusement mon nombril blanc qui n’a pas pu profiter du soleil cette été. J’ai peur que le sac à main tout mignon avec des chats qui mange de la glace ne craque sous le poids d’un porte-monnaie que je pourrais tenter de mettre dedans, tant la toile dont il est fait est fine et transparente.
Quant à la jupe-short à bretelle, il faudra que je fasse attention à ne pas frôler les murs, je risquerai de restée accrochée à n’importe quel clou qui dépasse à cause des charmantes finitions de coutures qui pendent de partout.
Le pire, c’est que j’en ai eu pour une petite fortune, que j’attendais mon colis avec impatience, que j’ai invité mon petit copain à me rejoindre pour le déballage et les essayages, et que finalement j’ai passé une demi heure à tirer la gueule avec un air déçu.
Le pauvre, il m’a avoué qu’il comptait me commander des vêtements sur ce site pour mon anniversaire. Du coup, il va falloir qu’il se creuse à nouveau la tête pour trouver quelque chose qui me fera plaisir, parce NON, je ne commanderais plus jamais de vêtements sur la toile (remarquez le jeu de mot subtil et délicat).
Je redeviens dès aujourd’hui une fervente défenseur (vous saviez qu’on ne pouvait pas dire « défenseur » en français ?) de l’après-midi shopping passé dans les cabines d’essayage avec des copines, des longues files d’attente à la caisse, de la lenteur des dites caissières qui ont l’air de prendre tout leur temps, et des bonnes surprises quand on tombe sur un article en promotion.
Une expérience qui date un peu mais que je me dois de raconter… Vous avez déjà entendu parler du Vélib, je suppose, ce système gratuit de vélos qu’on peut louer pour 24 heures à Paris ? Vous en avez même peut-être déjà fait…
Là, c’est la petite tête malicieuse et enjouée qu’avait Babeth il y a une semaine, avant que je ne la confie à ma soeur avant de partir à Melun.




