Retour de l’enterrement… Au début, j’avais envie de rire. Rire nerveux, bien sûr, mais un peu cynique, j’avoue. Tous ces gens réunis autour de ce qui, certes avait été ma Grand-Mère, mais n’était plus aujourd’hui qu’un cadavre… Je sais pas, ça vous viendrait à l’esprit de pleurer sur un steak ?
Mais quand j’ai vu mon père sortir du crématoire, pâle et les yeux gonflés, j’ai réalisé que même si je ne l’aimais pas, même si elle était raciste et j’en passe, je ne la verrais plus jamais et je n’aurais plus tout loisir de la critiquer. Car on ne critique pas un mort…

He, ho ! J’suis pas du tout triste ! C’est juste que ça m’a un peu fait réfléchir, ce décès. Dans le dernier article, j’avais dit que je devais composer un poème pour le lire au moment de la cérémonie.
Finalement, j’ai fais bosser mon frère et ma soeur en les aidant quelque peu, et j’me suis esquivée au moment de la lecture. J’m'en sors pas trop mal.

Il ne s’agit que de quelques mots
Et malgré leur puissance
Ils ne peuvent donner sens
Ternes et rabougris
À toute une vie.

Mais puisqu’il le faut…

Il ne s’agit que de quelques mots
Pour décrire une femme extraordinnaire
Epouse, mère et grand-mère
Deux générations sont passées
Et Momêt s’est envolée.Mais puisqu’il le faut…

Il ne s’agit que de quelques mots
Pour dessiner notre peine
Liberée de ses chaînes
Momêt ira mieux
Là-haut dans les cieux

Ce soir, Fête de la Musique… Ne faites pas trop de bêtises ^^