Une semaine avant le NaNoWriMo : êtes-vous prêt ?

By | Dans l'air du temps | 4 Comments

Le temps passe vite. Bien trop vite. Dans à peine une semaine, des centaines de milliers d’écrivains amateurs ou aguerris vont plonger dans la frénésie du National Novel Writing Month, une folie collective où des auteurs fêlés tentent d’écrire un roman de 50 000 mots minimum en un mois. Pour épicer un peu ce défi, notons que la plupart des participants ont aussi une vie à côté, qu’elle soit sociale, familiale ou professionnelle.

À une semaine du top départ, la grande question est : êtes-vous prêt ?

Voici ma petite check-list personnelle.

Je suis préparée : J’ai un semblant de plan, des prénoms pour mes personnages principaux, j’ai fait quelques recherches sur les lieux où se dérouleront l’action. Rien de bien transcendant, mais le but est de limiter le temps passé à chercher des informations triviales sur internet pendant la rédaction – ce qui arrivera de toute manière, mais mieux vaut (tenter de) prévenir que guérir. En fonction du type de roman que vous envisagez d’écrire, vous aurez peut-être besoin d’approfondir cette phase, avec une carte de votre monde, un arbre généalogique, une chronologie. N’oubliez pas que tous ces éléments ne sont pas fixes, et ne vous engagent pas à les utiliser pendant la rédaction. Mais ils vous seront bien utiles en cas de blocage.

Je suis équipée : J’ai acheté un petit carnet pour prendre des notes où que je me trouve. Ainsi, chaque minute passée dans les transports en commun, ou même en attendant un ami, peuvent être mise à profit pour avancer sur son roman. Pour les geeks, il existe une application très pratique, My Writing Spot, disponible sur presque toutes les plateformes mobiles, qui vous permettra d’écrire à tout moment. Si vous souhaitez découvrir plus d’outils utiles, jetez un oeil à ma liste de 15 outils pour le NaNoWriMo.

Je suis organisée (ou du moins j’essaye) : Vous savez qu’il vous faudra écrire en moyenne 1667 mots par jour pour gagner le NaNoWriMo. Si certaines de vous journées de Novembre sont déjà entièrement consacrées à d’autres activités, anticipez ! Mieux vaut écrire un peu plus en prévision d’un empêchement plutôt que de tenter de rattraper son retard. Utilisez Daily Stamp pour valider votre production quotidienne, ou Google Calendar pour recevoir des notifications sur votre téléphone ou par email quand il est temps de s’y coller. Téléchargez une NaNoWriMo Report Card pour suivre votre progression.

Je suis motivée : Oui, novembre est la saison des partiels, des examens, des mid-terms, pour beaucoup d’entre nous. Oui, il y le chéri, la famille, les amis, ce film ou cette exposition qu’on veut absolument voir, et puis Tatie Monique se marie en Novembre. Oui, il va faire moche, il va pleuvoir, c’est déprimant. Mais si des centaines de milliers de personnes y arrivent chaque année, pourquoi pas nous ? Si vous sentez une baisse de motivation, n’hésitez pas à profiter de l’émulation du Forum NaNoWriMo France ou d’autres communautés d’écrivains en ligne. Créez un groupe Facebook entre amis, organisez un Hangout, retrouvez-vous dans un café. Autorisez-vous un carré de chocolat tous les 500 mots. Bref, trouvez ce qui vous motive – autre que le fait de finir un roman en un mois, ce qui est déjà une jolie carotte – et utilisez-le !

Et à part préparer le NaNoWriMo, que s’est-il passé au cours des derniers jours de mon aventure nippone ? Beaucoup, beaucoup de choses. Je commence à baragouiner en Japonais, je connais une petite centaine de kanji, je continue de découvrir de nouvelles spécialités culinaires chaque semaines, je me suis remise au modeling, je fais la fête, mais j’étudie aussi énormément. C’est un rêve de petite fille qui se réalise.

NaNoWriMo 2012 : 5 conseils pour écrire un roman en un mois

By | Ressources et Tutos | No Comments

Je vous avais déjà parlé du NaNoWrimo dans un article il y a quelques années, regrettant d’avoir loupé le coche. Heureusement, je me suis rattrapée entre temps et j’ai participé à l’édition de l’année dernière. Au programme : des rencontres, des fous rires, des nuits blanches, beaucoup d’écriture, et… Un premier jet. Une expérience formidable que je conseillerais les yeux fermés à toute personne qui a un jour pensé à écrire un roman, mais qui n’en a pas eu le courage, pas la motivation, ou pas le temps. Entre nous, vous savez que ce ne sont que des excuses.

Vous avez une histoire qui vous trotte dans la tête et qui mériterait d’être racontée ? Vous rêvez de publier un livre ? N’attendez pas plus longtemps. Participez au NaNoWriMo, le National Novel Writing Month. Le principe consiste à écrire 50 000 mots – donc un petit roman – entre le 1er et le 30 Novembre. En 2011, il y a eu 256 618 participants dans le monde entier, et 36 843 d’entre eux sont parvenus à atteindre le fatidique objectif.

Et maintenant, quelques conseils pour tirer un maximum de cette expérience :

1) Préparez-vous : Il vous reste trois semaines pour vous préparer. Faites une ébauche de plan pour votre récit, quelques recherches, etc. Nul besoin de savoir comment l’histoire se terminera ou de constituer un dossier, mais avoir ne serait-ce qu’une vague idée du récit que vous vous préparez à écrire vous aidera grandement quand le mois de novembre arrivera. Essayez par exemple les premières étapes de la Méthode des Flocons.

2) Organisez-vous : Nous avons tous des obligations, qu’elles soient scolaires, professionnelles, ou tout simplement sociales. Réservez des plages horaires à l’écriture, et d’autres pour vos activités habituelles.

3) Intégrez-vous : Le NaNoWriMo est avant tout un évènement communautaire. Inscrivez-vous sur le site du NaNoWriMo pour mettre à jour votre compteur de mots, participez à des Write-In (rencontres d’auteurs où on écrit tous ensemble) ou à des Words Wars (batailles en lignes où deux auteurs écrivent un maximum de mots pendant un temps donné).
Vous ne parlez pas anglais ? Il existe de nombreux forums d’écriture francophones (dont l’excellent Forum des Jeunes Écrivains. Vous y trouverez facilemment des compagnons d’écriture.)

4) Lâchez-vous : N’essayez pas d’écrire l’oeuvre parfaite en un mois. Le but est d’écrire un premier jet. Même Flaubert devait gueuler ses textes plusieurs fois avant qu’ils lui paraissent corrects. Personne n’écrit un texte publiable lors de la première version. N’ayez qu’un objectif en tête : atteindre ces 50 000 mots, poser le point final. Peu importe les tournures un peu lourdes ou maladroites, les coquilles et autres fautes. Vous pourrez utiliser les mois suivants pour vous lancer dans l’entreprise Ô combien joyeuse des corrections. Mais votre mois de Novembre doit être consacré à l’écriture pure et dure.

5) Amusez-vous : Le NaNoWriMo est une expérience incroyable, et si les gens qui y ont goûté une fois recommencent chaque année, c’est qu’elle est agréable ! Oui, vous allez suer, oui, vous allez être fatigué, mais vous allez partager cela avec des centaine de milliers d’autres participants, et la fierté au bout de ces quatre semaines intenses vaut tous les efforts que vous fournirez.

Vous êtes décidé à participer ? Consultez ma liste de 15 outils pour le NaNoWriMo. Et bonne chance à vous !

Les meilleurs outils pour apprendre une langue… Et vite !

By | Ressources et Tutos | No Comments

Oui, je ne tiens pas vraiment ma promesse de mettre à jour ce bout de toile au moins une fois par semaine. Pourtant, j’ai plein de choses à raconter et d’images à partager, mais le temps que je passe à la maison est en grande partie consacré à travailler mon Japonais. Les cours ont commencé il y a une semaine exactement, et nous avons déjà dû ingurgiter 40 Kanji (caractère chinois), une dizaine de règles de grammaire, et le triple de mots de vocabulaires et autres expressions idiomatiques. Avec un quizz par jour et des devoirs tous les soirs, autant dire qu’il n’est pas facile de préserver une vie sociale !

Bref, venons-en au sujet de cet article. Après une semaine de travail intensif, je me suis dit que toutes ces règles grammaticales, c’était bien beau, mais que je n’arrivais toujours pas à avoir une vraie conversation avec mes voisins, ou à comprendre le type qui s’est mis à me courir après dans le supermarché tout à l’heure en criant “Baseball !”

(bon, en fait, sa femme qui parlait anglais est venue m’expliquer après. Le monsieur est coach dans mon université et il était persuadé que j’avais demandé à rejoindre l’équipe de baseball. Pas-du-tout.) Sur cette anecdote fort intéressante, voici ma petite liste.
Read More

Tournoi de Sumo au Ryōgoku Kokugikan

By | Tokyo | One Comment

Il s’est passé tellement de choses depuis la semaine dernière que je vais me contenter de quelques articles courts avec des photos, histoire de tenir la promesse que je me suis faite de documenter ce voyage ici-même.

Jeudi dernier, j’ai pu assister à un des évènements qu’on associe tous à la culture japonaise traditionnelle : un tournoi de Sumo ! Ils n’ont lieu qu’en Septembre, Janvier et Mai, autant dire que j’ai été chanceuse d’arriver à Tokyo au bon moment.

Lorsque nous sommes arrivées en début d’après-midi avec ma colocataire, les sumos entraient dans le Kokugikan Sumo Stadium. Une foule de petits vieux étaient amassés derrière des barrière pour les encourager et les photographier. Certains avaient une stature vraiment impressionnante !

Les places que nous voulions avaient déjà été vendues, mais nous avons eu la bonne surprise une fois à l’intérieur de découvrir que personne ne vérifier où l’on s’asseyait. On a même pu profiter un moment de la vue parfaite offerte par l’espace réservé aux journalistes.

Les gens qui se rendent à ces tournois sont très différents : on pouvait trouver, en vrac, des groupes de petites vieilles qui venaient ici se divertir, des hommes d’une quarantaine d’années qui gueulaient le nom de leur sumo favori comme des fans hystériques, des groupes de jeunes filles peut-être encore mineures qui entouraient de vieux salarymen et prétendaient s’intéresser au combat, et puis, bien sûr, des touristes. Pas si nombreux que ça, d’ailleurs.

Les combats étaient strictement codifiés, avec un long rituel avant de commencer. Les deux opposants, appelés rikishi, purifiaient le dohyō (le ring) avec du sel, tout en prenant des poses que je pense être destinées à impressionner l’adversaire. Ils s’essuyaient ensuite le corps avec un mouchoir coloré (visage, aisselles, vraiment tout le corps) et le public applaudissait. Un homme en kimono chantait ensuite le nom du vainqueur qui restait un instant sur le dohyō pendant que l’autre repartait la queue entre les jambes.

Lorsque les deux rikishi tombaient en même temps sur le sol, un jury de vénérables monsieurs en robe de chambre se réunissaient au centre du dohyō et débattaient quelques minutes avant d’annoncer le vainqueur, ou de demander aux rikishi de recommencer ce combat.

En tout cas, j’ai vraiment adoré l’ambiance. On peut s’acheter un petit snack (la plupart avaient une bento box sur les genoux et une bière dans la main), et il est facile de reconnaître les célébrités grâce aux cris poussés dans l’assistance. Si vous visiter le Japon et qu’un tournoi se déroule dans la ville où vous vous trouvez, je vous conseille vivement de vous y rendre ! :happy:

Asakusa, un quartier hors du temps

By | Tokyo | 2 Comments

Là où notre Marcel Duschamps a eu le génie d’exposer un urinoir dans un musée pour l’élever au rang d’oeuvre d’art, les Japonais sont allés beaucoup plus loin dans la métaphore scatologique. Voici la Flamme d’Or, oeuvre de Philippe Starck, qui mesure plus de quarante mètres de long. Après consultation de quelques amis, je suis rassurée : je ne suis pas la seule à penser que ce machin ressemble à un étron volant.

Après l’agitation d’Akihabara et de Shibuya, j’avais envie de faire un tour dans un quartier plus calme, plus typique du Japon traditionnel tel qu’on se l’imagine. Asakusa est le quartier tout désigné : au bord de la rivière Sumida, il fut pendant la période Edo le centre de la ville, où l’on se retrouvait pour boire, faire la fête, mais aussi prier dans un des multiples temples qui émaillent ses rues.

C’est d’ailleurs là qu’on trouve le temple Sensō-ji, un des lieux les plus touristiques de Tokyo. Je ne sais pas si le fait d’y aller en semaine a aidé, ou si la saison touristique a pris fin, mais il y avait peu de monde, et beaucoup de Japonais s’y rendaient pour faire leur prière. J’ai d’ailleurs pu étudier le rituel.

1) On se lave les mains et la bouche dans le chōzuya, un petit bassin près de la porte d’entrée.
2) On plonge ses mains dans la fumée dégagée par l’encens à ce petit stand (photo ci-dessous) et on l’amène vers sa tête. C’est assez difficile à décrire. Disons qu’on essaye de se “recouvrir” de fumée. J’ai posé la question à plusieurs Japonais, et c’est drôle comme les explications diffèrent : on m’a dit que ça rendait intelligent, que ça permettait d’éviter la maladie, que ça purifiait des toxines… J’ai l’impression que chacun fait sa tambouille comme ça l’arrange.
3) On entre dans le temple et, face à l’autel, on tape bien fort dans ses deux mains, on s’incline en avant, et on jette une pièce dans le grand bassin qui fait un bruit de tiroir-caisse. Du coup, c’était un grand concert de “clap” (les mains) et “tching” (les sous).

Sur le chemin du retour, je suis passée devant plein de boutiques de souvenirs toutes plus chères les unes que les autres. Par contre, je reviendrai sûrement pour les restaurants. Il parait qu’ils font un très bon oden dans le quartier, et ce pour un prix raisonnable. J’ai un peu bavé devant la nourriture en plastique exposée dans les devantures – oui, les Japonais font beaucoup ça !