Tour de France (3) : Lille

02 juil 2009 à 10:16

C’est maintenant au tour de Lille d’être un peu décortiquée. Je suis surtout restée dans le quartier des deux gares (Lille Flandre et Lille Europe), donc je ne pourrais pas vous parler de la ville entière, mais j’avoue que j’ai vraiment eu une très bonne impression :happy:

Lire l’article complet »

Dans le noir ?

01 juil 2009 à 13:17 ,

J’ai vécu l’expérience la plus étrange qu’on puisse vivre dans un restaurant hier soir. Un ami m’avait invitée à aller manger ensemble, et se montrait très mystérieux quant au lieu, me disant juste qu’il faudrait que j’éteigne mon portable.
Quand nous sommes arrivés au restaurant Dans le noir ?, je n’ai pas tout de suite compris ce qu’il y avait de si original, et j’ai failli me plaindre du manque de lumière, qui était particulièrement tamisée. Un homme nous a accueilli, et nous a expliqué le concept et le déroulement de la soirée.

Dans le noir ? est un restaurant où l’on mange dans le noir le plus complet. Quand je dis “complet”, ce n’est pas l’obscurité dans laquelle vous dormez dans votre chambre où les volets sont fermés et la lumière éteinte, je parle d’une obscurité complète, telle qu’on ne s’y habitue jamais même en restant trois heures dans la salle et telle qu’on ne voit pas le bout de ses doigts en les rapprochant au maximum de son visage.

danslenoir

Lorsqu’on arrive, on est invité à déposer dans un casier tous ses effets personnels : portable, lecteurs mp3, et même montres dont les aiguilles phosphorescentes constitueraient une infime source de lumière une fois à l’intérieur. On nous dit aussi d’aller au toilette, de fumer notre cigarette, et de se laver soigneusement les mains, car on risque de les utiliser souvent en mangeant.
Ensuite, on choisit sa formule (plat + dessert, entrée + plat, les trois, ou même le menu gastronomique digne de Gargantua) en précisant ses allergies et ses restrictions alimentaires (végératien, allergique au lait).
Pourquoi ? Car on ne choisit pas du tout ce qu’on va manger, et on ne le saura qu’après le repas. L’un des attrait de ce restaurant est d’essayer de deviner en mangeant ce qu’on est en train d’ingurgiter. Pareil pour les boissons, on choisit cocktail, soda ou vin, mais on doit deviner une fois le verre sur la table ce qu’on nous a servi.

Une fois ces formalités remplies, on nous attribue un guide. Car oui, tous les serveurs sont aveugles, et chaque serveur s’occupe d’environ deux tables. On se met à la file indienne, moi tenant l’épaule de guide, mon ami tenant mon épaule, et un autre couple suivant derrière, et on passe un premier rideau, puis un deuxième, puis un dédale de couloirs qui paraissent extrêmement longs puisqu’on ne voit absolument rien.
J’avoue que j’ai un peu paniqué au début, ayant perdu tous les repères spaciaux, tâtant le sol avec mon pied avant chaque pas.

Notre guide nous fait tâter nos chaises du bout des mains, et nous aide à découvrir la table avec les doigts, puis on s’assoit et on reçoit le premier plat. Je devait vraiment avoir l’air d’une autiste, penchée à deux centimètres de mon assiette pour ne pas en mettre partout, mais où était le problème ? Personne ne me voyait.
Pour se servir un verre d’eau, il fallait mettre le doigt dans le verre pour sentir le moment où l’eau allait atteindre le bord.

Au début, on a beaucoup de difficultés à se repérer, et on a la fâcheuse tendance de parler trop fort, car notre vue n’étant plus sollicitée, nos autres sens sont exacerbés. Toutes les vingt minutes environ - ce n’est qu’une supposition, car je suis restée quatre heures à l’intérieur sans m’en rendre compte tellement on mangeait lentement - les guides faisaient “chuuuut” comme dans une bibliothèque qui devait être maintenue silencieuse, et tout le monde se taisait, appréciait quelques secondes le silence, et se remettait à parler doucement. Lorsque le volume sonore devenait trop important, les guides nous rappelaient à l’ordre.

Il y a bien eu un verre d’eau renversé à la table voisine, mais globalement, tout s’est bien passé. C’était amusant lorsque quelqu’un nous demandait du pain, qu’on tâtonnait dans la corbeille et qu’on tendait ensuite les bras en avants pour essayer de saisir la main de l’interlocuteur et lui donner le morceau demandé.

Toutes les tables échangeaient leurs avis sur le contenu des assiettes. L’un disait que c’était de la pomme cuite, d’autres de la pomme de terre, on était certain qu’il y avait de la betterave, et on entendait : “Zut, je suis tombée sur du fenouil !” :happy:

En sortant, la guide nous a conseillé de baisser les yeux pour ne pas avoir trop mal, et j’ai compris l’intérêt de la lumière tamisée dans l’entrée. On nous a distribué les menus, et on a découvert avec surprise ce qu’on avait mangé. Certains ingrédients avaient été devinés avec succès, mais d’autres… J’ai même mangé une fleur de pensée ! :drop:

C’était vraiment une expérience dépaysante, je vous conseille d’y aller si vous habitez en région parisienne. On ne peut pas imaginer comment vive les aveugles avant d’avoir vécu ça, car ça n’a rien à voir avec le fait de fermer les yeux. Et en sortant, on apprécie comme un enfant de voir le ciel, les gens pressés, les voitures et les lumières, réalisant la chance qu’on a de voir correctement…

Tour de France (2) : Reims

28 juin 2009 à 10:45

Je suis revenue hier soir de Reims, et même si j’en sais beaucoup moins que sur Clermont-Ferrand, je vais tenter de vous en parler un peu. Si quelqu’un vit à Reims ou connait bien cette ville, qu’il n’hésite pas à s’exprimer !

Je suis donc arrivée vendredi soir là-bas, et j’avoue avoir pris un peu peur. Le quartier de la gare ressemble à un champs de bataille, et une rapide traversée de la ville en voiture m’a montré que c’était le cas absolument partout. Des trous dans les trottoirs, des banderoles rayées, des camions de démolition, des types avec des casques… On aurait dit que tout le paysage subissait un immense lifting. Ce qui n’était pas sans conséquence sur la circulation des voitures - fallait être patient.
En fait, Reims est en train de mettre en place un tramway, avec de la pelouse sous les rails, et tout le tintouin qui fait bien écologique comme il faut.

Lire l’article complet »

Recycle Bein

27 juin 2009 à 11:30

Je suis tombée sur cette vidéo en me promenant sur Youtube, et je me suis dis que ça irait très bien pour la vidéo de cette semaine, dans ce contexte de préoccupation pour l’environnement et de prise de conscience écologique.
C’est un court métrage d’animation réalisé par des élèves de Supinfocom en 2001, et qui commence à tourner pas mal sur la toile.

Au dessus d’une décharge nauséabonde vogue paisiblement une petite montgolfière de fortune.
À son bord, Dust, un petit personnage composé de différents matériaux. La petite embarcation subit quelques dégâts et tombe violemment dans cette immense décharge.
C’est alors une aventure palpitante et pleine de rebondissements qui commence pour notre héros.

Vous trouverez de nombreux bonus sur le site de Recycle Bein, comme des images, des vidéos à télécharger, des infos sur les personnages de l’animation.

Rest in peace, Michael.

26 juin 2009 à 13:01 ,

michael-jackson Comme vous le savez sûrement tous, Michael Jackson est décédé cette nuit. Je l’ai appris ce matin lorsque ma mère m’a téléphoné en me disant qu’elle rentrerait sûrement tard ce soir, car elle devait organiser une émission de télévision pour son patron, qui est chirurgien esthétique.
Il est invité à une émission qui fera une rétrospective sur Michael Jackson et surtout les multiples transformations physiques qu’il s’est infligé. Et je dois avouer que ça me dégoûte un peu. À peine a-t-il rendu son dernier souffle que les charognes lui tournent déjà autour dans l’espoir de tirer quelques sous de ses restes, avant que son aura ne s’envole et que les gens ne s’y intéressent plus.

C’est la première fois que je suis touchée par le décès d’une célébrité. Je me souviens que j’avais trouvé ça étrange lorsque Aaliyah était morte dans un accident d’avion, surtout que j’attendais la sortie du film La Reine des Damnés avec impatience, mais je n’avais pas été bouleversée.
Là, c’est tout à fait égoïste, mais j’ai l’impression que l’on perd un artiste, et c’est surtout le fait qu’il ne créera plus aucune chanson qui me rend un peu triste, car j’aimais énormément sa musique. C’est fou de se dire qu’à partir d’aujourd’hui, on est condamné à écouter en boucle ses chansons passées, sans pouvoir espérer autre chose que des best-of, et plus aucune nouveauté, non ?

Je ne suis pas une fan inconditionnelle, je sais qu’il était loin d’être un modèle de pureté morale, mais ça me rend quand même triste de me dire qu’un artiste qui a offert tant de bons moments à tellement de monde soit mort aussi jeune, seul, montré du doigt de tous, calomnié, observé comme une bête de cirque.

HAUT DE PAGE

Principium autem unde latius se funditabat, emersit ex negotio tali. ilico rapti conpingerentur in vincula, organarius Sericus et Asbolius palaestrita et aruspex Campensis